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January 02 2009So long time sans écrire... probablement que je n'avais pas grand chose de passionnant à dire.
2008 s'en va et ce n'est pas plus mal, année terrible ou j'ai perdu deux personnes très proches à quelques jours d'intervalles.
Année terrible pour beaucoup de monde aussi ou les espoirs de résolution des différents conflits et situations difficiles dans le monde ont été à nouveau repoussé (RDC, Somalie/Erythrée,Zimbabwe, Proche Orient,Irak, Afghanistan,provinces agricoles chinoises oubliées, Bolivie, ....) , une nouvelle crise économique qui s'abat sur tous les pays et les plus faibles qui se retrouvent à nouveau emportés dans la tourmente (ménage américains qu'on a laissé - qu'on a incité - à s'endetter massivement, milliers d'emplois détruits partout dans le monde,...) des questions écologiques plus prégnantes et plus ignorées chaque jour (vitesse de fonte de la calotte polaire jamais atteinte à ce jour,...).
2009, c'est encore une fois l'espoir,... l'espoir que le désespoir, le reniement, l'abandon, le bafouement et le dénigrenement ne seront pas de mise à nouveau.
Que des petites éclaircies viendront découvri un coin d' horizon lourd et obéré. Que quelques petites étoiles, éparpillées dans le firmament sombre des douleurs et des difficultés, seront rallumées.
Meilleurs Voeux. July 07 Brand new lifeBien, cela n'a presque plus de sens que je vienne écrire sur ce blog, dans la mesure ou je le fais de façon sur parcellaire et interrompue... mais bon, peu importe finalement. Me voici donc finalement et pleinement responsable d'agence dans une faaaaaaaaaameuse (et non fumeuse... quoique) société de location de véhicules dans la ... neutre ville de Grenoble. Neutre parce qu'à mon sens, cette ville ne dispose que de peu de charmes intrinsèques (si ce n'est l'écrin de montagne et de verdure dans lequel elle est sise et pour lequel, j'entends encore les exclamations de J* "Aaaah, touuuuuuuutes ces montagnes !!!" ) .
Dire que dernièrement, ma vie tourne uniquement autour du boulot, serait assez peu exagérer la réalité finalement. Mais bon, je présume que tout le monde à ses périodes ou une seule chose vient se subsituer au reste et prend la place de tout. C'est un peu mon cas en ce moment, vaille que vaille, cahin-caha, bonant malant (à vérifier quand même) je m'en plains quelque peu. Mais le bon point, c'est que j'arrive à me réjouir davantage à présent de beaucoup de choses; le bohneur des autres, conduire une belle voiture... quelques petits succédanés de bohneur, ma foi, pas si mal venus.
Ma vie est cependant ponctuée d'évènements quelques peu perturbants, notamment hier, ou à un carrefour, j'ai "surpris" littéralement en train de mettre quelques beignes dans le visage de sa compagne alors que celle-ci était assise dans sa voiture. Je me suis approché dudit mec pour lui demande "ce qu'il faisait" (Je savais ce qu'il faisait, mais fallait que je trouve une forme élégante pour y mettre une halte... bref) et là, le fou furieux se retourne pour me dire "j'vais nicket ta mère, fils de pute" et d'un coup, il se met à courir vers ma voiture.
Je ne serai jamais assez gré à Mercedes d'activer automatiquement le verrou automatiques des portes... le fou-furieux à tenter de forcer ma portère, j'ai juste eu le temps d'accélerer et de partir prestemment,... sans quoi, il aurait certainement cassé la vitre ou serait entré d'une quelconque façon dans la voiture pour venir me faire expérimenter la joie des violences conjuguales. Je stationne sur le côté, 100 mètres plus loin, j'appelle la police, je tente d'expliciter l'endroit ou je suis... après 5 minutes, le policier me congratule sur mon geste citoyen mais me laisse clairement entendre que les violences conjuguales "à la hussarde" dans une voiture ne vont pas générer une intervention de leur part. Quelque peu contrit par cela, et ne voyant plus la voiture de la pauvre femme (sans faire preuve d'un manichéisme accru... mais bon, la probabilité pour que cette femme soit une grosse salope méritant ses 2 beignes reste assez faile ^^) je fais marche arrière, et repars vers le lieu. Ils n'étaient pas partis bien loin, le mec avait juste rentré la voiture dans le garage. Soudain donc, il m'aperçoit à nouveau et, pris derechef par une accès de folie et de fureur, se met à courir à nouveau en ma direction. Sauf que cette fois, le fou furieux avait nettement décidé de me mettre "une branlée" comme on dit, et donc il m'a poursuivi en courant comme un dératé le long de la rue, me balançant au passage quelque chose sur la caisse (il m'a esquinté la portière arrière de la merco... ce qui m'a fortement contrarié pour le reste de la journée). Quelque peu paniqué à l'approche du feu rouge et avec ce fadaros à mes trousses, me voila parti sur une embardée à droite, passant à deux cheveux (genre deux cheveux de J* par exemple) d'une voiture, pour finalement brûler ce feu rouge.
Mon attitude peu paraître forte couarde... mais tout encostumé et avec les hautes responsabilités qui m'incombent à présent (ok , j'exagère ^^ ) je n'étais que très peu enclin à me battre jusqu'à ce que mort s'ensuive avec cet energumen totalement hors de lui. L'affaire s'est conclu sans fards... je suis allé à la station service, le policier, malgré qu'il ai vécut les évènements en directs, n'a pas paru davantage enclin à intervenir. Je suis rentré quelque peu choqué au demeurant à mon agence.
Wala pour le récit du jour ^^ February 20 Jtf vs Mme FévrierJe ne sais pas si certains se souviennent mais, dans "L'amour du risque" avec Jonathan et Jennifer, vraiment des voisins que tout le monde aurait aimé avoir, il y avait un chien qui s'appellait Février. A l'époque - quand j'étais jeune ^^ - ça m'avait toujours fait marrer de savoir qu'on pouvait s'appeller Février, même pour un cleb' ! Et puis, pendant des années, des lustres, que dis-je, des décennies, ^^ ... plus rien de notable sur Février, si ce n'est l'occurence annuelle de ce mois, qui comporte la double particularité d'être plus court que les autres et de faire chier environ 50% de la population française qui se dit célibataire au cours d'un jour précis de celui-ci.
Et bien voila, il a suffit d'entamer le mois de Février 2007 pour rencontrer Mme Février !!!!!!!! Non pas une quelconque personnification mensuelle, ou encore une hypothétique beauté sculpturale prenant la pose dans un tout aussi quelconque calendrier à destination généralement de nos amis routiers et nerds hétéros ... mais bien une véritable Mme Février !!!
Le personnage est assez haut en couleur, innamovible responsable d'agence à Roissy CDG dans ma boîte, Mme Février, d'origine portuguaise, s'est imposé depuis plusieurs années déjà, malgré les diverses pressions pour la virer. En effet, celle-ci, du haut de son respectable age de 59 ans, est toujours à la tête de l'agence la plus importante de ma boîte.
Mais voila, les conflits avec la direction, et les tentatives d'évincer cette chère Mme Février, n'ont pas aboutit. Elle s'accroche, mais elle ne fait plus rien. L'art de déléguer de plus en plus de tâches, est devenu un passe temps pour Mme Février. Son irrascibilité grandissante, génère parfois de sérieuses remontrances plus ou moins justifiées, à mon endroit, comme à celui de mes collègues.
... to be continued (je sais, comme d'hab, mais pô le temps ^^ ) February 10 Nothing Important Happened Today IIIEn ce superbe 10 février 2007... une journée pour rien est en train de s'écouler. On rale bien volontiers contre le manque de temps en général, mais quand on dispose de celui-ci, il est bien rare de l'utiliser à son meilleur escient.
- 8h10 : Les femmes de ménages tentent violamment et bruyamment d'ouvrir ma porte. Ces vieilles putes n'ont pas leur pareil pour sortir n'importe quel client d'un sommeil profond sur 10 chambres à la ronde.
- 8h30 : Je somnole ... je les entends en train de passer l'aspirateur dans la chambre voisine et rire a gorge déployée. Une personne agée ne rirait pas plus en écoutant Guy Montagné.
- 9h : Le teint hâve, j'me colle machinalement sur mon laptop et je le monde.fr ... J'apprends avec une indifférence peu feinte qu'André Santini sera présent au meeting de Nicolas Sarkozy. Haro sur le baudet, c'est la débandade au centre ! Y'a certainement matière à gloser des heures, mais, au delà de la dimension porc dégueulasse, j'ai du mal à percevoir le VRAI Santini !! J'me dis qu'il aurait pu arroser ses fleurs tranquillement y'a quelques jours sur son feu son balcon. La face du monde n'en aurait pas été changée, et les centristes toujours aussi cons. J'en profite pour manger des Dinosaurus et piailler sur msn. Je regarde, of course, Sponge Bob !! J'ai craché qqs miettes sur mon écran en rigolant comme une dinde au cours d'une scène de Bob.
- 9h55 : Je me précipite, moitié hirsute, moitié glamour, dans le restaurant pour pouvoir profiter avidemment du petit déjeuner gratos. Chaque jour, je me fais cette réflexion. C'est gratuit, alors je bouffe démesuremment. Deux pains au chocolat, du quatre-quart, du pain, du jus d'orange, du café, du yoghourt, ... comme les chients, je pourrais bouffer jusqu'à ce que mort s'en suive. Tout ça, juste parce que c'est gratuit. Le croissant est dégueulasse, mais je le bouffe quand même. Une américaine m'a demandé où se prenait la navette pour retourner à l'aéroport! Qu'est ce que j'en sais moi à 10h du mat' !! Y'a 50 gardes chiourmes de l'hôtel, et elle me demande à moi qui suis en train de bouffer mon yoghourt (que j'ai subtilement mélangé avec de la compote de pomme ^^ ). En partant, j'me suis plains au chef de cuisine, comme quoi, ça fermait trop tôt les matins, et que j'étais moyennement disposé à jouer course contre la montre pour espérer pouvoir avaler quelques subsides matinaux infâmes.
- 10h20 : De nouveau sur msn, je piaille, fais des rencontres, tchatches, .......
- 11H35 : Je décide d'aller me laver. Je me brosse les dents, je passe le fil dentaire... j'hallucine toujours de voir la taille de certains morceaux de nourriture qui réussissent malgré tout a resté logé entre deux dents. Puis le bain de bouche Meridol pour finir. Histoire d'être 'gallochable"... on est jamais trop prudent ^^. Puis la douche ! J'ai pas signé le pacte écolo de Hulot, donc je me prends une loooongue douche, et j'en profite pour me laver deux fois les cheveux, et me passer de l'après-shampoing.
- 12h18 : Je suis globalement prêt et habillé, je tâche de me mettr beaucoup de déodorant. Et je me recolle devant l'ordinateur.
- 14h30 : Je fais un petit somme.
- 15h : Je me lamente sur ce que je vais faire de ma journée. Je parle avec Dav' , on s'appelle ensuite. Nous avons une pensée pour J* ! Nous parlons de mes aisselles, mais aussi de la chatte de David. De notre vie, et des non-événements qui la jalonne. J'ai aussi Gaëlle au téléphone, elle est sur Paris donc, je sais que si je veux, je peux la voir ce soir.
- 15h45 : Msn. J'essaye de réfléchir concrétement et sérieusement concernant ce que je vais faire. Mais je n'y arrive pas. Mon esprit a décidé de ne pas être conséquent aujourd'hui, et je reste prostré.
- 16h10 : Je matte des mini vidéos que Dav' m'a envoyé ! Je lis le Point sans m'attacher à ce que je lis. J'ai décidé ce que je j'allais faire. Demain, j'irais au meeting de Ségolène Royal à Villepinte (c'est à côté) et cet après-midi, j'irais au centre commercial m'acheter des gants et un parapluie. Peut-être essayer de voler un livre je ne sais pas. J'ai vu qu'un groupe subversif volait tout un tas de trucs, il se filmait et mettait ça sur internet, et ensuite, donner le fruit de leur râpines à des pauvres. Moi ça me saoule, j'ai volé quelques livres dernièrement parce que ça me paraissait abérrant de payer pour des choses nulles. Mais comme je suis pas trop altruiste, je les garde pour moi.
- 16h30 : Je fais le récit de ma journée sur ce blog. Je pense que je vais partir au centre commercial.
... to be continued February 03 Travail, écologie, barbouzerie participative et autres jolies chosesHello à tous !!
Bon, je sais, ça fait 6 mois que j'ai pas fait un seul post. Bon, y'a pas mort d'hommes certes, mais les choses se sont articulées de telle façon que je n'ai point trop pu participer à ce blog ^^
Arfff, je pourrai raconter ma life en ce moment, mais bon, je crois que tout un chacun qui doit en être au courant et qui s'y intéresse, en connait déjà les tenants et les aboutissants, donc bon, j'vais pas m'étaler sur le sujet lol.
J'écoutais dernièrement distraitement ce qui se dit, de ci, de là, sur la campagne présidentielle. Au delà des petites polémiques, le compte à "rebourdes" de Ségolène Royal, ou encore les enquêtes hasardeuses (et foireuses) de nos RG, sous la tutelle du Ministre d'Etat-candidat à la présidence de la République-Président du CG des Hauts-de-Seine, ... Nicolas Sarkozy, il y a quelques phrases qui m'ont assez interpelé.
Commençons par le centre, ça n'engage à rien... j'écoutais Bayrou l'autre jour qui, dans un accès de débilité profonde (ça lui arrive plutôt régulièrement) proposait de faire passer dès le début du sa mandature s'il était élu, une loi pour interdire à un gouvernet de présenter un budget déficitaire !!!! Alors ça, il y avait longtemps que je l'avais pas entendu dire une connerie aussi majestueuse. Comment est-il possible de passer d'un déficit d'approximativement 47 Milliards d'€ (2006) à 0 ! Eh bien, avec François Bayrou, c'est possible !! comment, seul l'Oracle de Delphes le sait, mais en tout cas, le béarniais a décidé de jouer au marchand de sable ... moyennement honnête pour le nouveau pourfendeur des mensonges politiques.
Ensuite, et parce que même si je n'ai jamais été un "royaliste" archi convaincu, je tiens à défendre la candidate socialiste. Malgré encore un certain flou sur le fond et les mesures concrètes qui pourraient être adopté, je suis assez d'accord avec Ségolène Royal sur le constat. Notamment quand je l'entends expliquer, avec une certaine conviction que, l'une des plus grande inégalité qui s'est créee dans notre société, est bien celle des ménages, celle qui existe entre les gens qui peuvent choisir leur vie, et qui peuvent la maîtriser pour leurs enfants et celle des ménages qui subissent, qui n'ont pas les clefs pour s'assurer leur avenir. Je crois que c'est quelque chose de très fort en France, quasiment sociologique, il y a ceux dont on sait qu'ils vont réussir, et ceux dont on sait qu'ils en auront les plus grandes difficultés.
A cela, son discours de clotûre du débat participatif de Montluçon, sur l'écologie, m'a paru également très concret et intéressant:
- Une campagne de modernisation des logements sociaux et de normalisation écologique de ceux-ci, pour lutter contre les gaspis. Et notamment en direction des gens modestes qui ne peuvent y contribuer, et qui représentent les logements les moins bien équipés et isolés.
- Une volonté de lutte contre les lobbys pétroliers, autos, nucléaire,... qui font traîner les choses, et qui ralentissent la recherche, notamment sur les bio-carburants ou là, les choses frôlent l'hypocrisie !! Je suis enthousiasmé, quand j'entends Mme Royal vouloir de toute ses forces, que la France se positionne sur le segment des voitures propres, pour créer un relai de croissance nouveau et porteur pour le pays.
- Des actions ciblées et fortes sur l'usage de pesticide ainsi qu'une remise à plat de l'infamante loi sur l'eau.
Quand à Nicolas Sarkozy, je ne reviendrai pas sur ses marottes libérales de libéralisation à tout va du travail, de la disparition de l'ISF, ... notamment quand on voit le coût absolument exhorbitant de ses réductions d'impôts !! c'est sûr que la priorité est belle et bien en France, de créer un bouclier fiscal qui couterait des millions d'euros à l'Etat, plutôt que de faire un bouclier du logement, afin que les ménages les plus modestes, 10 fois plus nombreux que ceux qui payent l'ISF, n'aient plus à débourser au delà de 25% de leurs revenus pour le logement donc. Mais bon, entre ses déclarations démagogiques, sensées plaire à tout le monde, on sait déjà quels seront les arbitrages du ministre-candidat, qui veut nous faire croire que les employés et les ouvriers seront libre de choisir leur temps de travail.
Quelle mystification éhontée !! Depuis quand les salariés comment et quand ils doivent travailler. Qui donc Nicolas Sarkozy croit-il duper?? J'espère que les gens , et surtout les petites gens, ne s'apercevront pas en 2012 qu'il leur faudra travailler toujours plus sans jamais pouvoir espérer atteindre un niveau de vie plus satisfaisant, suite à une dérégulation mensongère qui ne fera que développer l'inflation.
Wala, bon, c'est tout pour ce soir lol July 31 Vacances j'oublie toutAujourd'hui 31 Juillet... Je sais, je n'ai pas posté depuis déjà des semaines... et puis bon, en même temps, j'avais pas grand chose à dire, et j'ai toujours pas grand chose à dire finalement... mais bon, il serait quand même bien temps d'intervenir sur ce blog qui va bientôt être frappé d'excommunication, faute d'activité ^^ J'ai bien essayé de mettre quelques photos, mais apparemment, ça bugue au niveau des albums... j'avais notamment bien remarqué que les gens s'intéressent finalement plus aux photos qu'au contenu des posts !
Anyway, aujourd'hui donc, la guerre au Liban continue, Israël - avec le soutien inconditionnel US - pense toujours qu'en bombardant massivement un peu partout, on peut arriver à éradiquer des "terroristes" ce qui colle assez bien finalement avec la logique américaine du "on frappe d'abord, et on réfléchit après" ... Je n'ai pas trop envie de prendre parti sur la question (enfin, j'ai mon idée mais bon, ça va être encore long et chiant ^^) mais je crois qu'il est plus que grand temps que quelqu'un tape du poing sur la table (du conseil de sécurité de l'ONU peut-être pas sur la table de chez mémé ... parce que ça va pas servir à grand chose) pour arrêter le couple maudit de la décennie US-Israël qui, par leurs interventions pas trop divines, arrivent à envenimer à peu près tous les conflits dans lesquels ils mettent leurs pattes. Et puis, vacances j'oublie tout, on en profite pour allumer à coup de missiles quelques gaziers de l'ONU v enu en tant qu'observateurs ! Mais c'est pour la bonne cause, enfin, la cause américano-israëlienne... tout le Monde est prié de fermer les yeux... amen!
Bien sûr, pour le conflit israëlo-palestinien, c'est discutable, mais quand même, on peut dire qu'Israël porte une lourde parte de responsabilité dans l'impasse de ce conflit, notamment par sa politique de colonisation sans vergogne qui a miné la possibilité d'un état palestinien viable.
Enfin, plus léger, nos chers hommes - et femmes - politiques ont pris leurs quartiers d'été; la aussi, vacances j'oublie tout! Un mois de tranquillité et de réflexion qui sera certainement des plus salutaire pour tout le monde, et nous en premier.
A gauche en général, et au PS en particulier, certains comme Jack Lang, se retranchent pour écrire - encore - un bouquin. Il faut croire que ce dernier pense emporter la mise en s'adressant aux plus lettrés du club PS étant donné son "écrivainite" aïgue de ces derniers mois. Fabius lui va tâter le cul de ses chèvres... c'est pas plus mal quand on est en queue de peloton,... il reste néanmoins convaincu de sa destinée présidentielle... ça fait déjà un !! Strauss-Kahn lui a décidé de gesticuler indéfiniment pour tenter de se faire remarquer... résultats des courses, une centaine de personnes sous le chapiteau-barbecue de Sarcelles au nom de la mobilisation des sans-papiers... certes, il pleuvait, mais il n'est pas à douter qu'il aurait draîné plus de monde à la foire aux boeufs gras de Basas (fallait que je la recase celle-là) ... à suivre les prochaines gesticulations ... Jospin, quant à lui, est retourné, gros jean comme devant, à sa retraite dorée sur l'île de Ré ... les ors de la République sont plus magnétiques que ceux de la CRAM chez les hommes politiques ... étrange phénomène s'il en est un (Avis au fonctionnaires, et autres "experts" en droit public... les hommes politiques, cotisent-ils à la Cram?? ^^). Enfin, il est néanmoins salutaire de constater qu'une personne d'un certain age, duc ou manant, reçoit le même traitement quand il se comporte comporte comme un vieux con.
Quand à Royal, celle qui a gagné l'extraordinaire palme du meilleur rendement sondagier inversement proportionnel aux choses intéressantes dites... c'est dans une retraite estivale silencieuse sur la Côte d'Azur qu'elle s'est réfugiée. Louable tactique qui a bien marché jusqu'à présent. Quant à Hollande, son debonnaire et non moins prolixe compagnon... il la rejoindra dans quelques jours... ils ne manqueront pas de méditer mutuellement les futurs détours de leur destin commun pour les mois à venir.
A droite, l'ambiance n'est pas tant à la guerilla mais bien à la guerre. En même temps, avec un leader incontestable (et incontesté?) ... c'est bien une guerre de bac-à-sable. On pourrait cependant trouver quelques vertues à l'émergence d'un leader, à gauche tout particulièrement. Sarkozy lui, batifole donc à Arcachon, entre baisers volés devant dix caméras et séances d'autographes décontract devant touristes franco-français ébahis pour son nouveau livre qui ne témoigne pas de grand chose, si ce n'est bien la volonté de son écrivain de gagner coûte que coûte, et surtout en disant n'importe quoi, les prochaines échéances. Galouzeau De Villepin a choisi le grand ouest, histoire de se donner un ptit côté France-d'en-bas...beaucoup plus payant électoralement que les Seychelles (Quoique, 2002, Chirac était à l'Ile Maurice, et Jospin en pré-retraite à l'Ile de Ré... il est des toujours des entorses à la logique). Quant à MAM, c'est l'Afghanistan !! Destination peu proposée par les voyagistes hélas! malgré de superbes zones tribales à découvrir avec leurs autochtones barbus et armés. L'endroit idéal pour envoyer un Ministre de la Défense en manque de notoriété.
Pour ma part... c'est aussi les vacances... plus ou moins subies d'ailleurs ... et je n'oublie pas tout, surtout pas de chercher du travail finalement ^^ !! Mais bon, je m'étalerai pas sur ma triste condition estivale de cette année. Nouveaux posts très prochainement, quand j'aurais davantage à dire ^^ April 23 Voir les USA et mourirHi there !!
Peu de news dernièrement, pour raison de déplacement non professionnel, mais comme tout un chacun le sait d'ailleurs je pense. Me voila donc depuis le début du mois d'Avril aux USA, en visite, notamment d'Emeline, retranchée dans la très animée Des Moines (chef-lieu du tout aussi animé et évolué Etat de l'Iowa) ainsi que de Arturo, ami mexicain rencontré depuis l'Argentine et basé pas très loin dans le Nebraska.
...la suite des évènements...prochainement :-( sorry
Je reprends donc (encore tardivement, je sais, ... je suis toujours autant impardonnable) les aventures yankees. Je suis donc arrivé à NY le 4 Avril... relativement lourdement chargé, j'ai quand même réussit à bidouiller avec les bus et le métro pour arriver à Manhattan et trouver... la 8ème Avenue et la 29ème Rue, où se trouvait la petite guest-house où je logeais. Le choc est là... on sort du métro (Penn Station) et on est entouré, pris au milieu des buildings, des gens, du mouvement... c'est la grosse pomme qui vous attrape à peine vous la foulez.
A 33 US$ la nuit, ladite guest-house n'était pas du grand luxe mais... la vieille tenancière allemande assurait néammoins le minimum syndical de sympathie et d'empathie pour faire fonctionner le marketing viral et le bouche-à-oreille "routard"... toujours de réputés outils de promotion. Claqué par le décalage horaire et le voyage (après le posage de valise et la douche... il était 18 heures à NY... et minuit biologiquement) je n'ai quand même pas résisté à aller me balader dans Manhattan... rentré à 2 heures du matin. Que dire de cette ville,... il est à peu près impossible de dire autre chose que, à la manière de la vieille peau parée de ses "nouveaux oripeaux" (la belle oxymore :oD ), "I love NY" ... Broadway by night... c'est toujours un moment saisissant. Je longe le Chrysler Building, puis Madison Square Garden où le flot d'une foule bigarrée se déverse dans la 5ème avenue (Fashion Avenue) ne semble jamais vouloir s'arrêter. Des blacks attifés à la Men In Black, des asiats aux cheveux roses, des travelots latinos, une bimbo blonde "bump my boobs" , un obèse baba-cool, ... le "salad bowl" est bien là.
Mes deux jours à NY se sont donc intensémment déroulés. Le mercredi, je suis allé d'un pas résolu dans "downtown" pour voir Wall Street, la City, ... une tempête de neige m'a surpris alors que j'arrivais à "Ground zero"... Je suis ensuite parti pour Little Italy, puis Soho, et enfin Greenwich Village ... petits hâvres de paix et de "dimensions humaines" dans cet écrin de gratte-ciel. Dans la soirée...ascencion de l'Empire State Building..."breath taking" comme disent les américains. Le Jeudi, à nouveau balade, excursion en péniche vers la Ellis island et la Statue de la Liberté, puis le musée de l'Immigration. Dans l'après-midi, je suis reparti vers le nord, du côté de Central Park. Une dernière soirée à NY, et à 1h du matin, ... je retournai dans le très inconfortable aéroport de NY La Guardia, ... prêt pour embarquer à 6h pour Des Moines - Iowa March 19 Le FlamengoIl existe à Vichy, superbe ville de mon coeur, un endroit insoupçonné, et de loin insoupçonnable, où les gens vivent leur vie au premier degré et, comme les animaux, n'arrivent même pas à avoir un centimètre de recul sur celle-ci,et sur leurs actions en général, ... ils se vivent dans l'instant présent. Cet endroit onirique et rêvé par... personne, s'appelle : Le Flamengo !!!
Cette "boîte de night" se trouve au coeur du vieux Vichy. A peine arrivé, on se fait accoster par de sympathiques trentenaires/quadra... déjà partiellement ennivrés. Dans cette émulation incontrôlée de bonne humeur, les gens pensent qu'on peut sympathiser avec tout le monde et engagent, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, la discussion sur une simple blague/vanne foireuse qui n'aurait attiré que mépris en temps normal. Malgré les quelques grammes d'alcools dans mon sang, j'ai rapidement rappellé à un plaisantin que ces blagues me/nous laissaient de marbre. Peine perdue, quelques minutes après, un autre se pointe, et s'en est suivi un discours fort confus sur son nom de famille (il s'appellait machinchose Niro... une amie de Laetitia s'est donc exclamée "Comme De Niro l'acteur"... celui-ci a protesté, disant que c'était Niro et non De Niro. Moi - qui n'avait pas compris son dernier baragouinage - déclare qu'il vaut mieux être De Niro que De Vito... et là, le mec - enfin le gros beauf - s'est un peu énervé... on a pas trop compris, mais, fort heureusement, arrivait notre tour de passer en caisse.) Après s'être acquittés de quasiment 10 €, nous pénétrons dans la discothèque.
D'entrée de jeu, on est abasourdi par la quantité de phénomènes sociologiques que l'on va pouvoir trouver: la ptite midinette de 17/18 ans, cheveux lissés, petit haut blanc avec des brillants,... qui marche entourée d'une ou deux cops souvent plus laide, la nana de 25/30 ans ... qui joue sa vie à chaque soirée, et ne désespère pas de trouver un blaireau du coin à ramener chez elle en pensant que c'est le début d'une histoire d'amour qui commence, le groupe de gars genre "collègues de boulot" ... en "fausse" franche déconnade, pas branchés pour deux ronds, mais qui se donnent du courage pour tenter d'amadouer une des gazelles du coin.
On évolue au milieu d'un environnement à la fois 80's et beauf, de grandes glaces avec des petits podiums devant, un DJ blaireau en bonne et due forme trônant au dessus de la piste, des murs aux décorations soi-disamment exotiques, ... la total ambiance.
D'entrée de jeu, on commence par du Gilbert Montagné... histoire de donner le ton, très vite, les enchaînements se suivent, Zouk Machine, Modern Talking, Anastacia, ... que du bohneur musical. Après quelques autres menus brevages, nous partons danser avec Laetitia... et là, nous constatons avec une affliction toute particulière la nuée de petits bouffons, tout débardeur dehors, danser dans un style pseudo-cool et détendu...le moins que l'on pouvait dire, c'est que cela sentait le rut et l'hormone sur ce dancefloor. Bien sûr, il y avait de la Corine, de la Stéph', de la Sandrine (ou Sandy pour les copains du bar), alors, les "ptits keums" aussi fadots qu'un Billy Crawford faisant le play boy sur un de ces clips.
Bien décidés à nous faire plaisir avec Laetitia, dans ce marasme de gens premier degré, qui dansent sur Robbie Williams comme si leur destin en dépendait, nous nous sommes pas mal lachés, et avons monopolisé un bon 20% du dancefloor rien que pour nos pirouettes et nos chorégraphies aussi ridicules que possible.
Nous avons eu assez de succès je pense :o) on est passé pour des dégénérés...
...mais avec la satisfaction de se savoir un peu moins que les autres ;o) March 13 L'amour à la plage8h16... alors que je suis encore largement dans les bras de Morphée (oui je sais ! lucky him... ou lucky moi d'avoir quelqu'un qui veuille bien m'avoir dans ses bras :-( ... :o)
J'entends qu'on frappe sourdement à la porte de ma chambre... je reconnais de suite la voix de mon oncle " Jérém, je cherche les vis sans têtes pour fixer les plinthes, tu sais pas où ta mère les a mises? " ... le temps pour moi de sortir de... mon doux rêve (il était question d'escaliers en colimaçon d'ailleurs... mais c'est le seul détail dont je me souviennes :-/ ) ... j'enfile donc vite fait ma superbe robe de chambre d'hiver (bleu et verte avec des rayures... ce qui ne manque pas de contraster avec mon pyjama bordeaux et bleu avec des rayures blanches) pour aller faire un check-in dans l'abri de jardin (dehors... par une température avoisinant les 0 degrés !!!). Rien du tout, au final, il s'avère qu'il n'y a pas utilité immédiate desdites vis.
Je m'attable donc mollement pour déjeuner... mon oncle chante et sifflote " l'amour à la plage " des Niagara (l'illustrissime groupe des 80's effectivement...) chanson, sans prétention aucune on peut le dire, mais qui a au moins le mérite de mettre l'accent sur un fantasme, certes fort commun, mais au combien appréciable. Mes pensées m'ont donc amené à me demander quand est-ce que j'irais à la plage ?? Pas forcément pour y faire l'amour d'ailleurs, ... à Des Moines... cela me semble assez compromis, comme à Clermont-Ferrand d'ailleurs... En terme de planning, j'envisage, après la soutenance de mon mémoire (dont la rédaction se poursuit avec plus ou moins de rapidité :-/// ) de partir sur Montpellier avec ma très chère amie Paola. J'irais voir diverses personnes là bas :o) ... dont Manouche. Première occasion... d'aller à la plage (et d'y faire hypothétiquement l'amour), ensuite, il faudra bien que j'attaque un petit tour de France pour voir tous les gens !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Bordeaux, Orléans, Angers, Paris (et peut-être Strazbourg, pour aller voir Patoche :o)))))) ... enfin peu d'occasions d'aller à la plage au final. Je n'exclus pas non plus de pousser jusqu'en Italie !! Laetitia sera supposémment installée à Milan !! et dans la foulée, je pousserai jusqu'à Rome... où Willywalt m'attendra certainement avec les bras grands ouverts :o)))))) ... hem hem
Dans l'absolu, ... cette non-refléxion est d'autant plus vaine que je ne suis pas un fana de la plage. On ne peut pas dire que la nature m'est dotée d'un corps semblable à quelque sportif intermédiaire, à la contexture néanmoins plaisante au regarde :o)) ... ben nan... c'est VRAIMENT pas le cas. Et pour reprendre un bon mot dont se serait largement fendu mon père dans l'improbable hypothèse d'un commentaire sien sur cette idée d'aller à la plage... " t'es blanc comme une merde de laitier !! tu vas brûler vif, c'est tout ce que t'auras gagné"... et il n'a pas pas tort ;-(
Je termine ma dernière gauffre, et file télécharger la chanson de Niagara. Le reste de la journée s'est déroulé sans éléments intéressants notables. J'ai encore pu démontrer ma nullité absolue lorsqu'il s'agit de se mettre derrière les fourneaux. La dernière fois... ce sont de malheureuses pâtes supposémment carbonara qui ont hanté le palais de mon oncle... apparemment, il ne faut SURTOUT PAS mettre de l'ail dans les "pâtes carbos !!"... aujourd'hui... alors que la poêlée campagnarde était bien entamée, je me suis mis à piailler... résultat des courses; poêlée carbonisée! Mais je ne désespère d'aimer et de réussir un jour à faire la cuisine... l'espoir fait vivre.
Dans ce flot de non-éléments qui ont jalonné ce lundi, je retourne avec force enthousiasme à mon mémoire :-((((
C'est l'amour à la plage (aaahou tcha tcha tcha)
et mes yeux dans tes yeux (aaaahou aaaahou)
baisers et coquillages (aaahou tcha tcha tcha)
entre toi et le bleu (aaahou aaahou)
March 11 On the road again...Fréquemment, depuis que je suis rentré dans nos magnifiques contrées auvergnates, on me demande ce que je compte faire de ma vie. Question pertinente s'il en est une, mais au combien ..."chiante". D'ailleurs, j'ai même pas envie de m'étaler là dessus.
Aux dernières nouvelles, c'est les Etats-Unis.Et oui, comme cela me trottait dans la tête depuis un petit moment, voila qui est fait. Je m'envole pour les US le mardi 4 Avril, j'arrive à Montreal dans la journée, puis à New York City à 15h30, heure locale. Après quoi, je compte passer 3 jours dans la Big Apple, histoire quand même de connaître :o) Groud Zero et tout, j'ai déjà localisé une petite auberge à 33 USD la nuit, ce qui est plus que raisonnable, d'après les prix que l'on m'avait indiqué usuellement pratiqués dans la ville qui ne dort jamais. Le 7 Avril, retour à l'aéroport de La Guardia, et direction Des Moines - IOWA, en passant par Cincinatti. Là bas, m'attendra les bras grands ouverts, avec force joie et contentement, Em, autrement connue sous le nom de Trista.
L'Iowa, la "Corrèze" américaine, ses mormons et ses grandes plaines cultivées, ... encore un grand moment en perspective :o) Ensuite, je pars rejoindre Arturo, à Lincol, dans le Nebraska voisin. La aussi, certainement pas un des états les plus indispensable de visiter mais bon. Cela fera encore une bonne occasion de voir des choses, pas forcément transcendante, mais au moins authentique. Je dois avouer que l'idée d'aller au coeur de l'Amérique des bouseux me séduit assez, il va y avoir plein de gens rétrogrades, pour la peine de mort, contre l'avortement, pour la peine de mort contre les homosexuels de tous poils, contre l'avortement en cas de viol en réunion, ... bon ok, c'est un peu tout plein de poncifs tout ça mais bon, ... y'a pas de fumée sans feu :-D
Ensuite, nous partons pour Kansas City... là aussi, un joli port de pêche comme dirait mon oncle. Selon Em, la ville et les coins ont du charme, c'est peut-être général à l'état du Missouri.
Donc voila, je vous tiendrai, of course, au courant de l'évolution du voyage... certainement a posteriori d'ailleurs, mais bon :oD
Dans l'immédiat, ... j'ai la pression, faut que je boucle mon mémoire de DESS et je ne suis pas rendu. March 07 The Voyage HomeIl faudrait que... je prenne la sage décision de faire les "posts" au moment où les choses m'arrivent. Comme ça, je ne serais pas trop en déphasage, mais bon, c'est fait. Les faits qui vont suivre se sont déroulés il y a quasiment 3 semaines, en même temps, si ça gonfle, j'oblige personne à lire ;-(((((
J'ai donc quitté l'Argentine le ... 14 Février, après une petite soirée fort sympathique, et évidemment chargée en émotions. Un"special thanks" pour Amélie, qui avec son "à demain" ... a su effacer nombre de peines. C'est dans une relative sérénité que j'ai quitté la pension du Balcarce 943 à San Telmo avec Gaëlle et Ruben; venus m'accompagner. Alors que je traverse toute la ville en taxi, je revois et repense à beaucoup de moments; l'arrivée avec Bastien, les soirées, les bouffes, ... encore une nouvelle année riche en événements et en rencontre qui se termine. Le futur... question que devait être lancinante en France...
Dans ma très grande... négligence (ou acte inconscient) j'avais choisi comme date retour le 14 Février, ... Valentin, n'ayant la réputation que de présider aux transports amoureux, je me suis dit qu'il fallait peut-être le prier dans l'avion pour, qu'au transport physique, se joigne hypothétiquement un transport du coeur. Peine perdue, comme je l'anticipais, il ne s'est rien passé dans l'avion. C'est un peu frustrant, quand on a comme le secret espoir d'une rencontre impromptue... sous les hospices (certainement plus commerciaux qu'autre chose) de la Saint Valentin. Donc non... rien, un quadra obèse à côté de moi :o))
Je suis arrivé le 15, par une matinée pluvieuse sur le tarmac de Charles de Gaulle... les formalités classiques en suite, à 10h30, je me postais dans la première cabine trouvée pour appeller môman
-" ... ben, j'suis dans l'aérogare avec un chariot et plein de sacs, je pue, je suis fatigué, et j'ai payé 2,5€ un croissant de m..., vous arrivez dans moins de 5 minutes???"
Petit silence
"... ben on vient de passer Bourges en fait... donc on sera là dans approximativement 2 heures"
Moue ... finalement inexpressive de ma part, je prends donc mon mal en patience, et décide de faire un peu de sociologie appliquée en regardant les gens passer. Passe-temps ennuyeux s'il en est un. Après... quelques menues aventures (de chariot et de taxiste LOURDEMENT insistant... d'autant qu'il m'avait confondu avec quelqu'un d'autres)
3h15 plus tard, ma mère et mon beau-père arrivent finalement sur le parking du terminal... je passe sur les scènes d'euphorie et de joie qui marquèrent ce moment (très exprimées par ma mère comme on l'imagine). Nous repartons prestemment sur les autoroutes de Paris. Peine perdue, des embouteillages semblent ceindre dans son intégralité la capitale. A15km/h nous arrivons au niveau de Fontenay s/Bois; là, le tunnel est fermé à la circulation et tout le monde est dévié par Fontenay. Embouteillage monstre sur la bretelle de sortie, ... alors que nous arrivions devant le panneau indiquant l'entrée de Fontenay, la voiture s'est mysterieusement mise à chauffer... et de la fumée blanche n'a pas tardée à s'échapper du capot... Mon beau-père gare la voiture sur le bas-côté, et après un petit check-up, il s'avère que c'est une durite... qui a pété donc. Mini conciliabule familial, nous appellons rapidement l'assurance qui nous retorque que nous sommes encore sur la juridiction des autoroutes et qu'il faut les appeller eux pour se faire dépanner.
Nous appellons donc le peloton de sécurité de l'autoroute... et compte tenu de la fermeture du tunnel et de la bretelle de sortie complètement saturée, il ne peuvent pas venir nous dépanner dans l'immédiat.
L'ambiance devient nettement moins fun dans la voiture... je décide donc de sortir pour voir s'il n'y a pas un feu vert ou un garagiste dans les coins. Heureusement, un centre commercial se trouve juste là !!! (aaah, que ferait-on sans centres commerciaux), je me dirige vers le garage, pour me faire fraîchement accueillir par le garagiste disponible:
- Mais M'sieur, V'savez c'que c'est qu'une duriteuu??
Je pense deux secondes à feindre, mais avec ma touche de pouilleux, et mon cruel manque de connaissance en mécanique, j'allais me faire ridiculiser par ce béotien...
- Heu, oui vaguement, ...
- Bah si vous m'dites pô la marque et la référence d'la durite, j'vais pô bien p'voir vous aider M'sieur. Faut m'l'amener vot' durite !!!
J'ai pensé deux seconde lui amener mon poing dans sa gueule... mais ça aurait été assez mal venu quand même.
-Très bien, je suis un peu néophyte dans l'art byzantin de la mécanique automobile. Je vais me mettre en contact avec notre dépanneur, ce qui ne sera certainement pas le pire pis-aller. Et je l'ai laissé, satisfait, sur son air benêt d'incompréhension.
De retour dans la voiture, nous attendons un moment, et constatons avec grande joie sur le coup des 16 heures que le tunnel est réouvert et que la voie de sortie pour Fontenay se désengorge rapidement. Nous décidons donc de pousser de quelques mètres la voiture pour rentrer dans la ville et tomber dans la "juridiction" de l'assurance-dépannage. Une heure plus tard, nous sommes dans le garage à Ivry/Seine. Le garagiste nous dit qu'ils viennent d'appeller Ren... et que la durite sera là dans peu de temps et que nous pourrions repartir dans la soirée.
Toujours très pragmatique, ma mère décide d'aller faire des courses au supermarché, puis nous nous posons à l'angle de la rue boire un café dans un bistrot merdique. La scène était assez flolklorique je dois dire, dans le petit bar à la déco plus que désuette (scènes de chasses, arsouilles en train de boire leur énième rosé accoudés au comptoire, ...) nous étions assis, ma mère pince-sans-rire avec son thé, mon beau-père un peu stressé par la voiture, moi totalement dans une autre dimension avec t-shirt Boca Juniors bleu et jaune et une barbe de 15 jours.
Vers 19h, nous revenons au garage... et là, dans un embarras mal caché, le gars tente de nous expliquer qu'ils n'ont pas reçu la bonne durite, et que celle-ci n'arrivera que demain. Deux options s'offraient donc à nous, pauvres voyageurs auvergnats égarés; ou nous restions dormir sur Paris, ou il consentait à nous prêter une voiture que nous ramènerions le samedi. Surmontant l'énervement et le désappointement, ... nous grimpons dans la voiture et quittons Paris.
Bien entendu, entre temps, il s'était mis à pleuvoir des trombes,et il n'en fallait pas plus pour nous tromper de route et partir sur l'ouest de Paris... Ce n'est que 21 heures que nous embranchons l'autoroute Bordeaux/Orléans avec une bifurcation pour Clermont-Ferrand.
Quelques cas sociaux dans la boutique-station service de Bourges, mais rien de grave à signaler. Vers 1 heure du matin... la délivrance, nous aperçevons enfin le Puy-de-Dôme (enfin, les lumières au sommet :-)
Avec un soulagement INDESCRIPTIBLE ... je file à la douche... à 2 heures du matin... je rejoins Morphée... 24h auparavant... je festoyais à Buenos Aires, ... mi Buenos Aires querido...
January 15 BrazilSur la route de Rio
Et voila, 2005 est en voie d'achèvement, comme il est de bon aloi de dire "je n'ai pas vu passé cette année" ... et ma mère de rajouter en général " et puis plus ça va, moins on les voit passer" il est vrai que... je n'ai pas vu passer cette année quasi Argentine. Il est donc vendredi 30 Décembre, après avoir consciencieusement accomplit ma tâche à la Mission Economique désertée de ses zélés fonctionnaires (et assimilés, parce que quand même), je me suis dit qu'il serait peut-être judicieux d'aller faire quelques gentilles courses-cadeaux pour mes non moins gentils hôtes-potes de promo qui vont gracieusement m'héberger à Rio de Janeiro. Les idées toujours très absconses (sic!) quant il s'agit de faire des cadeaux sympa/utile/... je me suis rabattu sur des denrées de nature alimentaire (Gaëlle m'avait également largement suggéré d'investir dans des bonnes bouteilles de vin puisque nos homologues brésiliens se languissaient de ne pouvoir trouver quelques vins de qualité, un temps soit peu, supérieurs à un bon "Vieux Papes" jamais très goulayant).
Un sachet de maté (herbe à infuser très consommée en Argentine/Uruguay), une boîte d'alfajor (ceux qui suivent sauront :o) et deux bouteilles de vin plus loin, je suis rentré chez moi, également préparer mon sac, puisque il aurait été délicat de partir à la fraîche pour une semaine :-/
Je suis, bien entendu, parti squatter un moment chez Amélie et Ruben, avec Gaëlle,où nous avons sympathiquement dîné. L'idée de devoir me lever à 3 heures du matin, partir pour l'aéroport était bizaremment de nature à me stresser, de retour chez moi vers minuit, j'ai donc vaqué à quelques occupations, totalement improductives bien sûr. Le "remis" (voiture de particulier que l'on commande comme un taxi pour faire un trajet plus long) m'a téléphoné pour m'indiquer qu'il venait de se garer à quelques mètres, sur le coup des 3h15.
Un petit flashback n'est pas de trop pour expliciter la mini anecdote qui va suivre:
Comme je l'avais déjà évoqué, de sérieux ennuis de tuyauteries étaient venus alimenter mon paisible séjour argentin... je pensais que l'affaire avait été règlée il y a quelques mois, ... et bien non. Je l'ai appris à mes dépends, le soir du 26 Décembre, sur le coup des 22 heures, alors que je tentais vainement, en caleçon, d'ouvrir une boîte de conserve rétive à l'idée de voir la fin de ses jours s'approcher en flèche dans le four de ma cuisine sur une lumineuse idée de cuisine de ma part (la première depuis que je suis ici). Un petit coup de sonnette me sorti de mon occupation, je tente d'aller mettre la main sur un quelconque vêtement, mais derechef, coup de sonnette plus insistant cette fois, je me dirige donc vers la porte en l'ouvrant avec la sécurité (davantage pour ne pas qu'on me voit d'ailleurs dans un apparât finalement très simple). Et là, j'ai l'immense joie de faire la connaissance de mes sympathiques et agréables voisins du dessous qui viennent m'expliquer ... tous à la fois... que cela n'était plus possible que je laisse mes "tuyauteries" ainsi (bref... on restera sur le sens propre n'est ce pas) et que je devais (pratiquemment sur le champs) me rendre disponible pour de réelles réparations des tuyaux de la cuisine. Selon leurs dires, les fuites étaient telles que les murs étaient tous moisi en dessous et notamment chez eux, et que le risque d'un effondrement d'une partie du toit était possible. De façon assez péremptoire, on m'a donc intimé de faire quelque chose dans les 48 heures, sans quoi, il serait fait appel à un huissier pour faire ouvrir la porte et commencer les réparations (...étant donné le contexte administrativo-juridique argentin... j'ai quand même intérieurement souri, dans la mesure ou je ne pense pas qu'un huissier ne se déplace avant au moins 2008 pour une telle affaire).
Bref, il a donc fallut que je m'arrange avec le portier, ... les réparations ont été faites mais... le mur de la cuisine était encore éventré au soir du 30 décembre, et rendez-vous été pris, par le portier, avec un maçon pour le 3 janvier. Il fallait donc qu'en partant, je laisse mes clefs au portier.
*** fin de l'anecdote... était-ce vraiment indispensable***
Le remis est donc en bas, je descends pour sortir, et donc je glisse dans la boîte aux lettres mon jeu de clef. Je me retourne, très satisfait de moi pour me diriger vers la porte... et là... horreur et désespoir, celle-ci est fermée à clef. Il est 3 heures du matin, il n'y a que pratiquemment que des bureaux dans mon immeuble... je commence à souffler très rapidement et à pester devant ma... très profonde débilité, il faut bien le dire. Je pose mon sac, et retourne à la boîte aux lettres, impossible de récupérer la clef of course, j'essaye de bidouiller la serrure (sans aucun espoir bien sûr). Heureusement, j'entends un bruit de porte plus haut, je m'engouffre dans les escaliers en quatrième vitesse, et, par chance (miracle, c'est peut-être un peu exagéré) un sympathique trentenaire était en train de quitter une... autre sympathique trentenaire... n'ayant que peu le temps de spéculer sur la nature de leur relation (et puis, on s'en fiche un peu aussi), le brave descend prestemment m'ouvrir la porte.
...tout ça pour ça, oui je sais, mais bon ;-(
Le reste s'est bien déroulé. Le "remisero" ma expliqué en cours de route les tenants et les aboutissants de son métier et les différences "fondamentales" entre un "taxista" et un "remisero". L'embarquement s'est déroulé sans aucun autre incident également. A 10 heures du matin, après une escale à Sao Paulo, j'arrivais donc, frais comme un gardon, à l'aéroport de Rio Galeao. Les explications de Clairette quant à ce que je devais faire pour me rendre jusqu'à l'appartement, étaient pour le moins confuses (prendre le bus "bleu et blanc", demander à s'arrêter place du Général Osorio, remonter deux patés de maison en du côté droit de la place, tourner à droite, et remonter encore un peu la rue).
Je n'ai pas eu le temps de commencer activement mes recherches qu'un taxi (qui a du sentir le pigeon) vient m'accoster. Impossible de m'en défaire, puis il me dit "si tu cherches des distributeurs, c'est à l'autre étage". Effectivement, je n'avais qu'une trentaine de dollars (gracieusement prêtés par Amélie... heureusement, car, dans mon imprévoyance, j'avais oublié que Buenos Aires faisait payer en sus une taxe de dix-huit dollars pour "utilisation des infrastructures de l'aéroport") et il fallait que j'obtienne des reals. Je finis par me laisser conduire à la zone des distributeurs. On est quand même au Brésil, alors, devant l'insistance du taxi à me faire retirer sur un distributeur en particulier... je suis allé vers un autre (après coup, on se sent toujours très touriste débile dans ces cas là :-/ ) je ne retire que trois cent reals (parce que quand même, l'idée de me faire dépouiller me hantait pas mal) soit un peu plus de cent euros. Je m'échappe du taxiste, j'essaye de repérer le terminal des bus, mais rien à y faire. Peine perdue, je retombe sur le taxiste, je décide donc de la suivre. Il salue plusieurs policiers et gardiens, ce qui contribue à me rassurer. Nous arrivons à sa voiture, ... une voiture banalisée, j'hésite mais ce dernier fait preuve des toutes les amabilités du monde, me montre sa carte de taxi, ... je finis par monter plein de regrets. Nous partons, je tente de disséminer mes affaires dans l'hypothèse d'un éventuel dépouillage en règle. Nous empruntons une voie rapide qui travers toute la zone nord de Rio, ... à perte de vue, ce ne sont que des favelas, des enchevêtrements de briques, de tôles, ... bref, un bidonville. Mais ceci à son paroxysme, la favela s'étend jusqu'à perte de vue. Nous sommes derrière les pains de sucre de la baie de Rio, et le paysage est assez plat.
Nous arrivons finalement dans les quartiers plus centraux.
Copacabana and co.
Rio... les brésiliens (enfin, les paulistas surtout, les habitants de Sao) ont pour coutume de se plaindre de la nonchalence, de la paresses et de l'innéficience des cariocas (habitants de Rio), et, il est vrai qu'on se demande comment est-il possible de travailler dans une telle ville. En dehors des clichés (mais réels) ... personnes se promenant en maillot de bains, chaleur, la plage, les palmiers, ... la ville de Rio semble littéralement construite sur un bout de jungle. En effet, on détour d'un regard, on tombe sur la jungle la plus luxuriante accrochée à un "morro" (colline, ...mais pas pareil quand même :o) , des genres de minis pains de sucres), la chaleur tropicale aidante, ... on a tout de suite plus envie d'aller faire une siesta climatisée qu'autre chose.
Sans encombres, le taxi m'a déposé à bon port (... ok, jura mais un peu tard qu'on ne m'y reprendrai plus... j'ai relativement brillé par mon inconséquence au cours des récentes heures :-/ ). Bien entendu, arrivée dans l'appart de Sophie, Clairette et Marc, retrouvailles, embrassades,... tout le petit monde déjà présent dans l'appartement se motive pour aller à la plage :D
Nous faisons escale pour boire un "suco" (Merveilleuse "siroterie" brésiliennes, il est possible de choisir entre une vingtaine de jus 100% naturels, allant de la poire à la goyave, en passant par fruits de la passion). J'ai classiquement choisi un "suco de morango" (jus de fraise)... qui m'a totalement mis en fleur le palais et la gorge... c'était sucré et doux, je buvais une fraise, ... la sensation du liquide consistant coulant dans la gorge était un plaisir non feind, bref... ;-) je devais au cours de ce séjour boire des litres de ces nectars divins.
Nous nous sommes donc posé sur la plage d'Ipanema, au final bien moins fréquentée et d'égal qualité que Copacabana. Le menu tartinage de crème écran-total ne devait pas me protéger d'un "toastage" recto-verso en règle, enfin, les désagréaments de la première exposition n'étaient rien tant le plaisir de se baigner dans la baie de Rio un 31 décembre me submergeait.
Flottant sur le dos au milieu des vagues, je repensais à la France, à la cohue organisatrice des fin d'années, la nécessité sociologique nous impose de faire quelque chose d'original pour la Saint Sylvestre, ... ici, on est à la plage, tout va se faire naturellement, il fait beau, le ciel est clair, les ennuis sont loins, on noie les turpitures terrestres dans l'ondoiement transparent de l'eau, le bruit étouffé, sourd et clair à la fois, du ressac résonne dans la tête semi immergée, et je ne raisonne plus, le désir atavique de l'eau est bien là, atavisme des origines, de la mère, de la mer, j'écoute les bruissements de l'océan, les yeux fermés, l'eau transporte mon corps et mon esprit dans les origines, loin des choses, des contingences, j'ai envie de rester dans l'eau à écouter et à voyager...
En fin d'après midi, nous repartons donc pour l'appartement, faire quelques courses (essentiellement des citrons vers pour de la caïpirihnas). Les gens arrivent au fur et à mesure et nous sommes très rapidement dix, puis quinze, vingt, ... les discussions vont bon trains. Le 31 décembre, on révère la mer en jettant des fleurs dans l'eau, tout le monde est habillé en blanc.
Bien entendu, l'achat du t-shirt à constitué encore une anecdote bien peu flatteuse pour moi (le 31 décembre, j'ai vraiment cumulé ...) mais, je ne la raconterais pas :o( ...
Vers 23h20, nous sortons tous de l'appartement; dans les rues, c'est le flot, toutes les personnes convergent vers Copacabana, tout le monde est en blanc, on écoute de la musique partout, les gens dansent, c'est une douce folie qui anime toute cette foule. De notre côté, l'euphorie était extrêmement prononcée, tellement chez moi que je n'ai que des souvenirs, finalement assez flous de l'arrivée sur la plage.
Le feu d'artifice allume des feux colorés sur toute les façades, ... après, cf la télévision :o)
Bien entendu, vingt personnes, au milieu de deux millions, cela complique les choses, nous nous perdons finalement tous très rapidement. Par une quelconque opération du saint esprit, nous restons accrochés avec Céline et après une homérique recherche d'un toilette, nous décidons de retourner au "camp de base" pour voir si les autres revenaient éventuellement. L'idée fut sage, un certain nombre de personnes sont effectivement rentrées. Pour ma part, la nuit blanche précédente, et les nombreux verres de caïpirinhas ont eu raison de moi... à la vue d'un lit vide, il a été impossible de résister... 3 heures du matin, ... la nouvelle année commence là pour moi :o)
to be continued...
December 28 Christmas CarolsLe 23 Décembre au soir, alors que je sirotais nonchalamment une délicieuse caïpirinha (la 3ème quand même)attentionnement préparée par Yves, pour une petite sôterie qu'il donnait chez lui et Aurélie, accompagné d'Ingrid bien sûr, je me suis dit qu'il serait peut-être grand temps de réfléchir à ce qu'il serait opportun de faire pour ce Noël 2005 !!
Vraie-fausse interrogation en effet, puisque je savais que diverses soirées se préparaient. La difficulté résident, comme bien souvent, de concilier les personnes, les lieux, et les susceptibilités. Mes véritables amis ici, étant bien sûr Amélie, Ruben et Gaëlle, il n'était pas question de passer Noël sans eux. Comme les trois avaient opté pour la soirée famille chez Ruben... la décision a été rapidement prise.
Par une journée relativement chaude, mais tout à fait supportable, nous avons commencé la "nochebuena" ... la veille. Que faut-il pour bien commencer une bonne soirée de Noël??? Un bon appéritif, ça coule presque de source. A 19h, Gaëlle et moi, rejoints par Christian, un frenchie vivant dans la résidence de Gaëlle, nous voila partis pour l'appartement d'Amélie et de Ruben, bien pourvus en denrées alimentaires (enfin... très orientées appéritif) et du vin.
Dans une débauche de foie gras et de jambon cru, jalousement conservés par Amélie, nous avons débouché la bouteille Alta Vista (c'est un très bon vin argentin) que j'avais gagné au cours du dîner de fin d'année donné par la Chambre de Commerce Franco-Argentine (et hop... ça c'est casé :o). Les appéritifs étant ce qu'ils sont par ici, nous avons enchaîné sur une autre bouteille, puis sur de la bière... bref, ça a rapidement tourné à l'habituel apéro crackers-demi litre de binouze/personnes/15 minutes. Mais on s'est quand même rapidement "puesto las pilas" (passer la seconde), nous sommes sortis acheter de la bière, pour la fête cette fois. Nous avons sauté dans le 90, qui devait nous amener jusqu'à la banlieue de Lanus (...inutile de rire, il y avait un général argentin qui a vraisemblablement fait de très grandes choses et qui s'appellait Lanus... c'est vrai qu'en français... il passerait pour un trou du cul), le contournement de la "villa 19", nous a retardé quelque peu (autrement dit, du "bidonville 19") en effet, traverser, même en bus la nuit (à pied, inutile d'y penser) les ruelles boueuses des "villas" et encombrées par les détritus, les matériaux quelconques et les gens vivant dans l'indigence la plus insupportable pour nos esprits occidentaux bien-pensants, revient à peu de chose près, à se suicider,... enfin, en moins individuel et en beaucoup plus douloureux.
22 heures sonnantes, nous sortons de "Capital Federal" pour entrer dans Lanus et le Grand Buenos Aires. L'air est empreint d'odeurs de graillons, de friture, de grillé, ... on dirait que toute la ville fait un barbecue géant... enfin, c'est quasiment le cas. Nous descendons rapidement du bus, pour emprunter quelques rues herbeuses et negligées, les fumées s'échappent des maisons, des pétards résonnent de plus en plus fréquemment. Nous prenons à droite au croisement des rues "La Havane" et "Sénateur Quindimil" et arrivons rapidement à la maison de la mère de Ruben. Toute la famille nous accueille avec la chaleur, la joie naturelle et spontanée que ne savent généralement prodiguer que les gens de peu, pour qui l'humilité est souvent l'unique richesse dont ils se prévalent. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Betty, la mère de Ruben nous étreint et nous emmène dans le patio ou les tables ont été dressées et où bien sûr, trônent "la parilla" le barbecue, toutes braises rougeoyantes, accueillant déjà de très généreux travers de porcs,et côtelletes géantes. Tournées des bises !! D'emblée "el tio Negro" (l'oncle Noir) me fait une généreuse accolade, puis, les étreintes se suivent, "la tia", "le tio Claudio", ... on nous accueille comme des cousins que l'on a pas vu depuis longtemps et que l'on est content de revoir. Je discute un peu avec le frère de Ruben et puis, c'est déjà l'heure de l'appéritif. La "cumbia villera" (cf post précédent) résonne dans toute le patio est la maison. Les femmes s'affairent dans la cuisine de fortune pour débauche avec force diligence les bouteilles bières, ... et hop, quelques minutes plus tard, dans la chaleur d'une nuit pesante d'été, le bruit des pétards et des enfants criant et jouant et les sourires de chacun, nous voila en train de trinquer allégremment.
Les verres s'enchaînent, les engueulades de famille fusent, la nouvelles copine du "tio claudio" est une fadote désoeuvrée, rien de très exceptionnel finalement par ici. Ce dernier s'ennorgueillit de toujours reconnaître les enfants qu'il a engendré au détours de rencontres féminines par forcément contrôlées.
La viande arrive, c'est le festin, de la salade, ... manger, tout le monde se baffre dans la bonne humeur. L'assiette comment à se vider, qu'à cela ne tienne, on te remet une bonne entrecôte grillée. Minuit approche vraisemblablement, ... on emmène du nougat et le champagne !! Nouvelle de tournée de trinquage !!!
La seule différence entre les habitudes autour du Père Noël en France et en Argentine, étant que celui-ci arrive en short et en tshirt rouge. Je ne reviendrais pas sur le don d'ubiquïté de ce débonnaire Mr Noël, mais, ... en Argentine, il a l'avantage d'être beaucoup plus "funky".
Il faut donc écarter les enfants, les oncles se chargent de cela, ... les paquets chargés de pétards sortent magiquement des poches, et hop, tout le monde sort dehors pour aller animer la rue à qui mieux-mieux de ses "mamouths" ou autre "superTNT" ... dans la barraque, on s'affaire. Je tente de m'immiscer dans la chambre où sont stockés les cadeaux, au milieu de l'affolement général pour tout disposer autour du petit arbre de fortune dans le salon. Ruben et Amélie ont certainement constitué les 50% de la hôte 2005. Quelques minutes plus tard, les grandes effusions... souvent inversement proportionnelles au cadeau reçu, mais ce n'est pas cela qui compte ici. Je reçois des mains d'Amélie ... un kaleïdoscope en bois... cadeau, pour le moins innatendu. Mais bon, s'il manquait bien quelque chose à la déco chez moi, c'est bien un kaleïdoscope. De la part de Gaëlle... je reçois le "Drawing Restraint 9" de Björk ... cadeau judicieux, car je m'étais contenté simplement de télécharger la musique (et je comptais fermement, en grand fan de Björk, comme chacun sait, acquérir rapidement ce cd). Pour ma part, j'ai pas mal donné dans le cd aussi, et une biographie d'Evita pour Amélie (Santa Evita... ça sent l'objectivité !!! :o)
On en revient très vite à nos verres délaissés sur la table. L'alcool commence à me monter sérieusement à la tête. Le "Tio cacho" arrive, toute la famille est là, une cousine m'embarque pour danser un quadrille. Moment folklo, ... ma coordination des pas avec la musique, déjà très approximative en temps normal... est littéralement chaotique... mais bon, on dans, on échange de partenaire, je danse avec Amélie... ça nous rappelle Bayonne et les mémorables soirées déch' terminant à La Pompe... des grands moments.
Après quelques autres "virevoltades" ... je sors un moment dans la rue...les gamins sont encore à jeter des pétards à tout va ... une des cousines de Ruben me parle, 8 ans... elle veut devenir vétérinaire... en parlant de cela, voila un chien errant, dont le cerveau est également errant, il a pris un pétard dans sa gueule, ... ce dernier a explosé... déchirant au passage une partie de ses babines. Il fait peine à voir, mais bon, ... cela ne le dérange pas vraisemblablement, il continue de se jeter sur les pétards.
Avec Ruben, Amélie et Gaëlle, nous partons sur une place... les souvenirs sont de plus en plus flous à partir de ce moment là...nous sommes rentrés, et ... je suis allé me coucher dans un lit. Il devait vraisemblablement être 3h30 du matin. Amélie et Gaëlle sont venues un moment plus tard, puis, le tio cacho dans un petit lit à côté, qui a bruyamment tenté de trouve de la place... la musique était encore à fond dans le patio, du rafus partout...la tête me tournait assez, mais, je voyais bien que... la nuit allait pas être reposante. Cependant, les nuées alcolisées m'ont emmené loin de tout cela.
Au petit jour...la musique était toujours à fond...la femme du tio cacho, a tenté de venir se coucher... bruyamment... "vomissamment" aussi... je suis resté un moment de plus dans le lit, puis je me suis finalement levé.
La mère de Ruben était déjà debout en train de faire un peu de ménage, ce qui semblait une peine perdue étant donnée l'ampleur de la tâche. Peu enclin à discuter balais et chiffons avec une une gueule de bois, je suis sorti me balader dans les rues désertes de Lanus. Au détour de quelques trottoirs mal entretenus et d'une herbeuse, je tombe sur un petit "parc" que la municipalité a vraisemblablent oublié depuis des decennies dans son cadastre tant celui-ci semble abandonné. On y trouve cependant un buste de Peron et d'Evita (of course). Si le "conducteur" n'a jamais eu de réelles prises sur la capitale riche, intellectuelle et conservatrice, la proche banlieue souvent déshéritée, n'a jamais été en reste pour célébrer sans inmodération celui qui parlait aux ouvriers et aux prolétaires.
Je me pose sur un banc un moment, les relans de transpiration, d'alcool séché sur mon t-shirt, exacerbés par le soleil déjà chaud du petit matin me donnerait la nausée. Devant le peu de recours vestimentaires à ma disposition, il vaut mieux que je n'y pense pas. La fatigue me reprend bien vite, et je m'allonge un moment.
Je me laisse aller à de très habituelles et stériles rêveries; à la veille de l'an 2006, la lancinante question du "mais qu'est ce que je vais faire de ma vieeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuhh !!!" me revient presque naturellement. Là ou les choses devraient être simple, elles ne le sont pas, tellement de contingences, familiales notamment à prendre en compte, que, faire le bon choix me parait impossible. Le déséagrable sentiment de savoir que prochainement, il faudrait faire des choix qui ne pourront pas satisfaire tout le monde me laisse un goût. Je déteste par dessus tout devoir faire un le choix de plus petit dénominateur commun, de prendre l'option qui, si elle ne me satisfait pas pleinement, sera susceptible de satisfaire à un maximum.
Peut-être faudrait-il être finalement plus individualiste, mais bon, les éléments divers et variés de ma vie font que cela n'est pas possible.
La perspective de voyager au Brésil et dans le nord de l'Argentine me semble une rêverie plus propice en cette moite mâtinée du 25 Décembre.
Des garnements qui n'en avaient manifestement pas finis avec leurs sacs de pétards sont venus bruyamment me tirer de ma somnolence... second réveil fulminant de la journée. Je repars lourdement vers la maison.
Amélie, Gaëlle et Christian sont debouts, nos donnons notre quote-part pour le coût du repas, nos réveillons Ruben et repartons pour Buenos Aires.
Le reste de la journée a consisté en une alternance de sieste, discussion, goinffrage, ... rien de finalement très différent de nos Noëls français.
...Mon beau sapin, roi des forêts, que j'aime ta parure, ... December 15 Failure splendorEt voila, je reviens tout juste d'un cocktail organisé par la Chambre de Commerce Franco-Argentine, donc, je tâche d'ecrire correctement, mais je dois confesser, que je suis partiellement éméché.
Journée, ... difficile, c'est le moins qu'on puisse dire, malgré ce sympathique cocktail. En effet, la secrétaire du master de finance m'a téléphoné dans l'après-midi pour m'apprendre que je n'avais pas validé un module (le module de Finance I - financement des entreprises) et que donc, je ne pouvais me présenter à la cérémonie de remise des diplômes puisque ... précisemment, je n'avais pas ce diplôme.
Bon, je ne peux pas cacher que je m'y attendais un peu, l'oral de rattrapage de ce module a été un véritable supplice, un chemin de croix, ... en même temps, ce n'était pas des questions fondamentalement difficiles... comme je l'avais brièvemment détaillé dans le post précédent. Mais enfin, j'avais pleuré un peu, et j'espèrais qu'ils allaient avoir pitié d'un pauvre français, et qu'ils seraient clément.
Et bien non, à l'Université Catholique, on n'est pas clément, mais bon, je suis finalement assez serein, même si j'estime que c'est beaucoup de temps perdu. En effet, je ne peux pas cacher que, sur l'oral de rattrapage, je me suis lamentablement vautré, et que je n'étais vraiment pas digne d'avoir une note potable, surtout par rapport à ceux qui ont travaillé dur, ... , donc bon, je n'ai pas de rancoeur plus que cela, puisque cette décision, dans l'absolu n'est pas tellement injuste.Mais bon, c'est quand même dur à digérer, les échecs ayant cela de bon ou de mauvais, c'est qu'ils obligent à se remettre en cause. Charité bien ordonnée commence par soi-même, je suis souvent le premier à préconiser à tout un chacun de se remettre en cause.Mais à l'heure d'affronter l'échec, j'ai un peu de mal. Enfin, nous sommes tous logés à la même enseigne je pense devant ce genre d'événements.
Bien sûr, je relativise, il n'y a pas mort d'hommes, cela n'est fondamentalement pas compromettant pour le reste des études, pour le boulot, ... et puis, il y a le séisme au Pakistan, les milliers d'enfants d'Erythrée qui meurent de faim, ce vieil homme qui dort quelques soirs par semaine sous le porche de mon immeuble, ... bref, toutes les conneries qu'on accepte de prendre en compte quand on est en position difficile et qu'on ne veut pas forcément le reconnaître.
Enfin, à l'inverse des prêches de notre pape Ratzinger, je vais aller encore davantage dans le relativisme, ...
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**** Special congratulations ****
Thank you so very much Chris for your HUGE icelandic decorated letter, I was very glad to read you and all those stuffs you sent me. I wish you a merry christmas, and, I'll be really thinking of you and Iceland at 23h59 31st of December 2005 !!!
La Voie RoyalPetit commentaire au cours d'un débat "Ségolène Royal Présidente" ... on ne peut pas dire que ma "réflexion" atteigne des sommets dans ce post, loin s'en faut hélas. J'hésite un peu sur l'opportunité de mettre un post politique, mais bon, j'ai vu aux hasards des blogs que certains mettaient pleins de photos de chiens faisant des calins à des chats... alors je me dis que ça ne peut pas être pire.
Pour le reste, la journée s'est plutôt mal passée, en effet, je devais repasser le premier module de finance (Financement des entreprises) et bon, le moins que l'on puisse dire, c'est que celà a été une véritable Bérézina. Rattrapage oral, les profs m'ont posé diverses questions, pas très difficiles au demeurant, mais qui ot largement prouvées les faiblesses (doux euphémisme) de mon entendement conceptuel de la finance d'entreprise. (Il a fallut 10 minutes,et 50 détours laborieux pour que j'arrive à... discerner et expliquer, comment se calcule le taux d'actualisation des flux nets de trésorerie - ou Free Cash Flow, si on reprend l'acception anglaise davantage vulgarisée).
La journée s'est poursuivie ainsi, je suis arrivé sur le coup des 13 heures à la Mission Economique, pour me rendre compte que mon travail de la veille n'avait pas été sauvergardé... joie et bohneur donc. J'avais l'espoir d'un commencement de concrétisation laborale... là aussi, rien ne s'est passé"comme attendu. Enfin voila, la typique ... JOURNEE DE MERDE !!!
Voila le post dont je parlais un peu au dessus:
Au delà de la personne en elle même (pour laquelle je ne nie pas un certain talent politique ... non pas dû uniquement à son charme intrinsèque) il faut bien comprendre le mécanisme de désignation d'un candidat par le PS, qui a toute les chances d'être déconnecté des sondages (mais ne sont-ils pas eux même déconnectés de la réalité?).
Ce qui compte pour se faire désigner, c'est un réseau (le traditionnel talon d'Achille des femmes en politique) et à ce petit jeu, DSK bat tout le monde, ses collaborateurs avançant même le chiffre de 20 000 militants acquis à sa cause. Son seul rival de poids, Fabius bien sûr (qui, a mes yeux est un animal politique aussi fin que Chirac, rodé à toutes les intrigues, et qui, par sa magnifique technique du NON au référendum, a réussit à revenir au premier plan du PS alors qu'il est le plus mal aimé, enfin surtout en dehors du PS finalement). Avec un DSK prêt à labourer la plus minuscule fédération pour arracher quelques engagements de caciques... et leurs troupes fédérées derrière, je pense qu'il est à peu près sûr d'emporter la désignation (les socialistes n'étant pas non plus totalement coupé de la réalité ... je ne crois pas qu'ils iront jusqu'à mettre Fabius en candidat - pas plus charismatique que mon chef en train d'expliquer les vertues de l'application des normes qualités quant au traitement des demandes internes spéciales de l'ancienne direction du Trésor - et se tirer une balle dans le pied aux yeux des français). Maintenant, les miracles existent ... pourquoi les militants ne sortiraient-ils pas des logiques d'influences internes du parti pour désigner un candidat d'aspiration populaire?? Auquel cas Ségolène Royal serait vraisemblablement la récipiendaire de l'ouverture socialiste... mais je n'y crois pas trop. Il ya bien sûr, Lang et Kourchner dans les coins, mais ils constituent difficilement une alternative de gouvernement crédible. Ce qui n'est certainement pas justifié d'ailleurs. A moins également de l’improbable organisation de primaires … mais on est en France, une consultation populaire de la sorte n’est pas pensable, au mieux, elle remettrait en cause les petits prés carrés de chacun, au pire, elle provoquerait un bouleversement du panorama politique sans précédent. (Même les Verts ont voulu faire croire à la possibilité d’une candidature « unitaire » et transcendante en la personne de José Bové… elle a fait long feu.) Enfin, ...réponse dans 11 mois quoi qu’il en soit. PS: Quitte à désigner une femme, je préférerai 1 000 fois Martine Aubry, qui a beaucoup plus de relief politique, de vision et de carrure. Elle est injustement reléguée au cimetière des éléphants. (On verra si Borloo peut se targuer de la création nette de 300 000 emplois, chose que jamais personne n'a fait en France auparavant. Et ce sont des chiffres objectifs, sortis des dernières évaluations des 35h, pas des chiffres partisans). December 11 Time goes by...Oui je sais, ...c'est un titre merdique, j'assume, d'autant que je n'ai aucune espèce d'interêt pour la dernière mouture (bouture... boutade,je ne sais pas) de la vieille Madonn' ... tellement "gay friendly" que ça en deviendrait gerbant.
Bref, un titre merdique pour un billet... merdique?? Je fais un usage immodéré du point de suspension dernièrement, j'en ai bien conscience et c'est assez pénible, mais bon, j'essaye de me réfrener moi même; et ce n'est pas facile :o)
Wek-end plutôt "soft" comme on dit, quasiment un week-end prolongé dans la mesure ou jeudi, c'était le "jour de la vierge" ... et que c'était férié, l'occasion pour moi et A., mon ****Nouvel ami****** de passer une journée ensemble. Initialement, nous avions prévu d'aller à La Plata, mais, le temps ayant décidé de ne pas être très clément, nous avons remisé nos baskets, et sommes restés à traîner dans Buenos Aires, enfin, dans le centre.Après s'être amusés de façon, extrêmement puéril, il faut bien le confesser, devant un "Super Street Fight Ultra Mega Double Fusion 2" (et je ne cache pas avoir pris un certain plaisir à retrouver la très charmante et dénudée Chun Li pour des acrobatiques pirouettes avec ses jambes), dans la veine d'une journée molle, mais néanmoins langoureuse (hmmmm, le terme n'est vraisemblablement pas des mieux choisis, mais bon) nous sommes allés voir la dernière "merde" de Walt Disney... Chicken Little !! Voila un sympathique petit dessin animé d'animation dont la vacuité du scénario n'a d'égal que le peu de charisme des personnages (sauf peut-être le poisson... dont la naïve stupidité le rend charmant... voire, à la rigueur, le jeune - et gros, et hystérique, ... - pourceau suposémment gay ... dont la plus terrible punition, infligée par sa mère est de lui confisquer sa collection de cd de Barbara Streisand). Un film a éviter de voir donc, surtout pour ceux qui, comme moi, on crû un temps qu'il s'agissait d'un opus dans la veine de "Chicken run".
La journée s'est terminée en quelques autres menus divertissements, rien de très notable au demeurant.
Vendredi, journée ou ma proactivité n'a pas pas été la chose la plus remarquable... J'ai retrouvé mon ami Matias sur le coup des 18h pour l'aider à réaliser une lettre de motivation en français. Je suis ensuite rentré chez moi, et je suis parti étudier un peu chez Ingrid, après quoi, je suis rentré, et j'ai retrouvé A., rien fait de très particuler en somme.
Le week-end en tant que tel, s'est déroulé de façon très linéaire et soft également. J'ai pas mal révisé l'après-midi avec Ingrid et Julian, de ma promo,puis nous sommes allés à San Telmo, le soir, retrouver Amélie et Ruben, mais également Aurélie et des amis à elle. Il y avait notamment des petits concerts à droite à gauche, quelques heures et quelques binouzes plus loin, nous étions tous en train de danser place Dorrego sur la musique électro de quelques dj's bien éclairés. J'ai retrouvé A. et ses ami(e)s, qui se sont joints à nous. Puis, la fatigue m'ayant très vite gagnée, j'ai regagné mes pénates sur le coup des 4 heures.
Dimanche, ... aujourd'hui donc, journée, ... toujours très soft, je suis parti manger chez Julian qui nous avait invité, Ingrid et moi, pour un petit "asado" improvisé et; bien entendu, quelques révisions impromptues :o) Après une quarantaine de de minutes en bus, je suis enfin arrivé au quartier Flores ou il réside, plutôt au nord de Buenos Aires. Nous avons copieusement mangé, les asados à l'argentine, je crois que ça va me manquer un jour. Puis, nous avons révisé donc... enfin, visé pour moi, puisque j'ai découvert pas mal de petites choses "sur le tas" comme on dit, notamment pour calculer des assurances couverture sur l'achat d'options... bref,je vais éviter les détails peu intéressants.
La journée s'est ... toujours tranquillement terminée, je suis rentré sur le coup des 20 heures. Je devrais, à cette heure là, être plongé dans les révisions avec la plus grande absorption...
time goes by, so quickly... October 30 Partie de campagneLOI SECHE Le weekend dernier, les argentins étaient appellés à venir remplir leur devoir civique... et renouveler Les 2/3 de la Chambre des députés, et la moitié du Sénat ainsi que les Parlements provinciaux (L'Argentine est un état fédéral composé de 24 provinces. La plus puissante - et de loin - étant la Province de Buenos Aires qui regroupe plus de la moitié de la population du pays, soit quasiment 20 millions de personnes, avec une concentration particulière dans le "Grand Buenos Aires" ... qui équivaut à notre "Grande Couronne" francilienne ... sachant que la ville de Buenos Aires est exclue de la Province, c'est la capitale fédérale, qui envoie ses propres députés et sénateurs au Parlement national. Il est anecdotiquement drôle de remarquer que, 24 heures avant chaque élection, le pays tombe sous le coup de la "loi sèche" (ley seca) qui interdit tout débit de boisson. Archaïsme des premières lois électorales sensé éviter aux gens de voter sous le coup de l'emprise de la boisson (et vraisemblablement de voter n'importe quoi... c'est-à-dire quelque chose qui aurait pu mettre en émoi les acquis de la caste dirigeante), elle est toujours d'actualité... bien que très diversement respectée dans les faits.( Qui a pris grosse mine le samedi 22 :o) Cette élection marquait un pas important pour le pouvoir actuellement en place. A savoir le président Nestor Kirchner... mal élu en 2002 (après le retrait de Carlos Menem... et oui, le Mister Magouille N°1 était encore en lice) avec 22,5% des voix, il devait se constituer une légitimité. Une légitimité externe dans le pays, mais aussi interne. En effet, leader du PJ (Partido Justicialista, le parti péroniste), il était en rivalité avec le leader historique du PJ Eduardo Duhalde (Mister Magouille N°2). Duhalde était considéré comme indétrônable au sein du PJ bonaerense (autrement dit de la division du PJ pour la province de Buenos Aires). L'occasion de dresser un petit panorama politique (ça va, pas la peine de partir... :o) L'Argentine est un mélange... finalement assez subtile, de notre schéma politique classique "droite-gauche" mais à cela se superpose l'héritage latino-américain de la représentation politique morcelée et très divisée, avec une foultitude de petits partis. A celà s'ajoute le monstre politique argentin... le péronisme.
"NOUS SOMMES TOUS PERONISTES" Le PJ, ou encore parti péroniste, s'est crée dans les années 50, dans la foulée de l'avènement du "Lieutenant Colonel Juan Domingo Peron" et de sa charismatique (et fort pourvue en chaussures) Eva Peron (vous ne me ferais pas dire immortalisée par la Madonn' !!! Non non non !!!). Ce mélange de justice sociale, travail équitable... avait trouvé echo chez les ouvriers, et les "petites gens" auquels Peron avait réussit à donner une importance et la conscience d'eux-mêmes en tant que force politique d'influence (vraisemblablement la seule chose qu'ait réussit Peron ... qui s'est rapidement enfoncé dans l'autocratisme et le conservatisme à la mort de "la pobre Evita"). De cette figure emblématique de l'Argentine, devait naître un parti chimère, dont les errements idéologiques n'ont eu d'égal que le populisme caractérisé de ses dirigeants. Passant d'une politique de centre-droit avec Peron, ... le PJ termine dans les années 90 avec le plus violent des néo-libéralismes qui a vendu littéralement, sur fond de corruption massive (et c'est un euphémisme que de dire cela, surtout pendant la présidence de Menem). Ce parti éternellement dans les coursives du pouvoir n'a que partiellement réussit sa mutation cathartique et reste encore en proie au tourments de l'opacité et de la corruption. Le PJ est actuellement traversé par une énième crise de représentativité, il est animé par 2 courants (enfin 2 personnes qui s'affronte pour le pouvoir... ok, c'est assez banal). Duhalde et Kirchner. Depuis l'élection de Kirchner, ce dernier n'a eu de cesse de vouloir confirmer sa position au sein du parti. Ne pouvant pas aller contre les bataillons duhaldistes qui tiennent toujours les structures locales, Kirchner a crée le "Frente para la Victoria" (Front pour la victoire). Parti-courant, autrement nommé "officialiste" ... Kirchner veut faire du "Front pour la Victoire" à terme, l'instrument pour une OPA sur le parti péroniste "canal historique" de Duhalde. Dans une allocution, sollennelle, Peron déclarait "Nous sommes tous péronistes"... il ne mesurait pas l'ampleur de ses mots. Le populisme caractéristique trimbalant le parti à tous les coins de l'échiquier droite-gauche.
A TRIBORD Le panorama politique argentin, malgré sa complexité, peut néanmoins se résumer à peu de chose ... à droite tous; et là, on a le choix, droite conservatrice, droite nationaliste, droite libérale, centre-droit (supposémment représenté par l'Officialisme, ... mais cela reste encore à prouver dans les faits). Un vaste choix... mais toujours à droite. D'ores et déjà avant la fin des élections, apparaissaient les affiches de tous les différents leaders qui appellaient à s'unir contre le représentant officialiste... A gauche, le panorama n'est également pas des plus réjouissant, des partis morcelés, sans aucune base électorale solide (l'assemblée nationale - partiellement - sortante, ne comptait qu'une poignée de députés socialistes), viennent ensuite les communistes et l'extreme gauche. Cette dernière part unie sous la bannière du Parti Ouvrier, ... mais cela n'empêchera pas un score aussi symbolique que l'opposition qu'elle offre. La victoire de "la droite" ... est donc totalement sûre et acquise, mais, il est toujours difficile de savoir, quelle droite, et dans quelle mesure. L'ancienne force qui contrebalançait le Justicialisme, était le Parti Radical, hélas celui semble vouer à ne plus présenter d'oppostion crédible et à trouver un juste positionnement.
... to be continued ... et en image :o) October 11 Vacances j'oublie tout- Passer à Wester Union pour récupérer l'argent envoyé par l'ancien locataire pour payer ses factures impayées.
- Aller payer les factures, passer à Telefonica pour le problème sur la facture de téléphone
- Lire tous les documents que nous a donné la fac en vue de l'examen qui s'approche
- Retrouver le chargeur de l'appareil photo numérique d'Amélie
- Lire les diverses contributions socialistes en vue du congrès du Mans en Novembre (bah oui !! faut bien quand même :o)
- Réussir à "choper" ce p***** de plombier de m***eeeeeeeeeeeeeeuh .....pour qu'il vienne enfin régler ce problème de tuyau qui fuit dans la cuisine.
- Lire le dernier bouquin de Coelho que j'ai déjà ré-emprunté deux fois :o(((
- Répondre à tous les emails en retard
- Cartes postales, cartes postales, cartes postales, cartes postales .............URGENCE
- Mettre à jour mon blog (bon ça c'est fait !!! :o) October 10 Paraguay ConnectionAvec Cécilia et son ami Augustin, nous sommes donc partis dans le nord argentin, à l'assaut des chutes d'Iguaçu, internationalement réputées pour leur taille et leur débit - hmmmm pas de remarques déplacées sur cette aposition par forcément du meilleur ton... - (bon, elles sont au top 10 du ranking des best chutes d'eaux AU MONDE :o).
Nous avons eu la chance de les trouver à un moment de débit exceptionnel, la terre couleur rouille et les vastes forêts vertes se rajoutant, nous nous sommes immergés dans une véritable ambiance tropicale. Les eaux, gonflées par les pluies intenses, charriaient des tonnes de sédiments colorés qui lui donnaient ces reflets rouille - rouge terre particuliers.
Après être littéralement passés "sur" les chutes du côté argentin, et notamment "la Gorge du Diable" où se rejoignent les plus puissantes cataractes du rio Iguaçu, nous sommes allés du côté brésilien, où le spectacle est non moins saisissant; la vue des chutes est de front et certains belvédères embrassent littéralement toutes les cataractes. La vapeur d'eau, poussée par les vents, vient souvent "humidifier le pélerin", cela étant vraisemblablement moindre mal, surtout en été.
Nous logions donc dans une petite guest-house sans prétention, occupée uniquement par des français (Le Guide du Routard fait ses victimes parmi les touristes de base bien incapables de trouver un quelconque par leurs propres moyens :o).
Nous avons ensuite décidé de partir du côté du Paraguay, et plus précisemment à Ciudad del Este. En effet, pour faire un petit point géographique, cett zone s'appelle la "zone des 3 frontières" en effet, sur un même point du Rio Parana, on se trouve à la jonction de l'Argentine, du Brésil et du Paraguay (avec 3 villes frontalières; Puerto Iguazu, Foz do Iguaçu et Ciudad del Este). Pour faciliter les échanges (notamment les plus illégaux) elle a été déclaré zone franche. Nous avons donc franchit, au milieu d'un tumulte digne d'une foire d'empoigne, le pont enjambant le rio Iguaçu pour arriver à Ciudad. Lieu de tous les détournements et de tous les trafics, nous avons préféré payer un jeune "guide" pour nous amener dans les magasins afin de trouver à moindre frais tous les deniers équipements électroniques sortis sur le marché, ceci sans nous faire agresser à un coin de rue.
Après ces quelques menues emplettes (caméra digitale et lecteur mp3 pour ma part)... nous avons décidé de partir pour Asuncion, capitale du pays.Nous voila embarqués dans un bus (le plus cher - enfin 9 € pour faire 400km - , il y a un garde armé à l'intérieur, selon toute vraisemblance, les bus de transit "normaux" - donc moins chers - se font parfois arrêtés par des bandes de pillards...)
Après avoir traversée la verdoyante campagne paraguayenne, dont le pays n'est hélas plus propriétaire (après avoir vendu environ 60% de son territoire à des multinationales essentiellement américaines qui n'hésitent pas à déloger les gens et anéantir les cultures de subsistances minifundiaires, au profit de grandes exploitations, et d'une littérale "sojaïsation", d'OGM bien entendu,des surfaces. Tout ceci est maximisé par l'épanchement massif depuis des hélicoptères de pesticides, ... sans trop prendre garde aux populations qui sont restées de ci de là sur leur lopin, occasionnant par la même des brulures, empoisonements et littéralement une mort à petit-feu de ces populations, qui ont toutes les peines du monde à organiser une quelconque protestation tant l'Etat est corrompu et financé par lesdites multinationales, qui payent des sommes très dérisoires pour leur tranquilité absolue).
Nous sommes arrivés sans trop d'encombres à Asuncion. Petite ville où il n'y absolument rien à voir. Pas de monuments, pas de lieux caractéristiques, rien du tout. Le soir nous avons réussit, grand exploit !! à trouver un bar ouvert qui faisait karaoké... ou la jeunesse paraguayenne (une dizaine de garçons et filles en tout et pour tout) tentait de s'amuser sur quelques chansons brésiliennes ou argentines des années 80. Inutile de préciser l'incongruité de notre présence... mais c'était aussi le but :o)
Le lendemain, la journée a essentiellement constituée à faire du shopping, car tout est tellement peu cher, que cela devient une torture... on dégaînerait la CB à chaque instant.
J'ai quitté pour ma part Asuncion sur le coup des 16 heures, je devais effectivement rentrer à Buenos Aires pour... travailler un peu, quand même.
Je suis donc arrivé vers les 21 heures à la frontière paraguayo-argentine ,avec un peu d'appréhension car je n'avais aucun tampon sur mon passeport, en effet, en étant entré par la zone franche... nous n'avons pas pensé à trouver le bureau des douanes pour se faire tamponner.
Mes craintes étaient fondées, ... je n'ai pas tardé à être appellé dans le bureau des douaniers. L'agent des douanes qui me reçoit (enfin, le gros porc aviné et corrompu devrais-je dire) me signifie rapidement que, à ses yeux, je suis entré illégalement au Paraguay, et que je vais devoir m'acquitter d'une amende de 30€ si je veux pouvoir ressortir. J'essaye donc d'expliquer calmement mon cas, en faisant valoir que je n'avais pas pensé à faire tamponner mon passeport... surdité extrême de l'agent qui ne veut rien entendre:
-"... sur le pont par lequel vous êtes entrés, il y a un panneau spécifiant qu'il faut vous faire tamponner si vous ne ressortez pas par la zone franche, ... donc à moins de ressortir par là bas, vous devez payer l'amende ou rester sur le territoire pour vous faire régulariser."
Le montant de la "rançon" (car c'est bien une rançon plus qu'une amende) n'est pas en soi exhorbitant (bien que pour le coin, il l'est) mais, je n'étais pas très disposé à me faire arnaquer par un vieux douanier bouseux. Celui-ci me faire sortir du bureau, ... j'attends un moment, les gens passent, se font contrôler... le bus va bientôt repartir... je sens bien que ce gros véreux veut me faire perdre patience et paniquer. Il me reconvoque au bout de 10 minutes.
-"... Il n'y a pas d'autre solution pour vous que de payer l'amende ou de repartir".
Partiellement vaincut, j'accepte de payer, je lui demande comment je peux faire, n'ayant que 20 pesos argentins sur moi.
-"... Il n'y a pas de distributeur ici. Il va vous falloir repartir pour Asuncion".
-"Mais ce n'est pas possible, j'ai le bus là qui va bientôt partir, je ne peux pas repartir pour Asuncion."
-"En effet, d'autant qu'il n'y a pas d'assurance si vous perdez ainsi votre voyage. Les choses sont simples, ou vous payez, ou vous repartez."
Là, je commence vraiment à m'énerver... je tente le passage en force en disant que je travaille dans une ambassade et que je vais téléphoner au Consulat pour qu'ils arrangent la situation. Visiblement, mon impro "vénér" n'a absolument pas marchée.
-"Vous pouvez appeller qui vous voulez Monsieur, si vous voulez repartir, il faut que vous vous acquittiez de l'amende."
Je commence à être un peu désespéré, je demande alors comment je peux faire. L'immonde tas me déclare " vous pouvez marcher pendant 5 kilomètres environ, et essayer de prendre un bus pour retourner à Asuncion, à cette heure il y en a encore quelques uns qui passent".
Je le regarde totalement éberlué !!! Je commence à me visualiser marchant, avec mon gros sac à dos le long de la route, de nuit, alors qu'on a traversé des zones qui n'étaient certainement pas les plus sûres de la terre (doux euphémisme s'il en est un)... je ne ferais pas 1 kilomètre qu'on m'aura déjà dépouillé.
Là je commence, non pas à paniquer,quoique, mais du moins à perdre véritablement mon sang froid.
Je propose alors au bonhomme de lui donner mes 20 pesos et qu'il me tamponne mon passeport. Mais rien n'y fait, il ne veut rien entendre. Quelqu'un rentre dans le bureau et il me demande de sortir pour la seconde fois.
Je tente de reprendre mes esprits, ... l'heure n'est pas à la rigolade, j'envisage sérieusement de rester sur le carreau et devoir passer une nuit au poste de douane, je me dis que la meilleure solution serait vraisemblablement d'attendre Cécilia et Augustin qui doivent passer demain. Un mec vient me parler en me demandant quel était mon problème. Il me dit de lui filer un peu d'argent et qu'il va me dire comment faire. Voyant les gens monter dans le bus... un maëlstrom de choses me passent dans la tête, et je ne sais plus quoi faire. Je m'écarte de cette personne qui ne m'inspirait vraiment pas confiance, et me dirige vers le chauffeur du bus pour lui exposer mon problème.Le premier chauffeur m'envoie très vite bouler, je me dirige alors rapidement vers le second, il semble plus réceptif, il me dit que celà arrive très souvent. Il me demande combien j'ai, je lui dis 20 pesos.
"pas plus??!!" s'étonne-t-il !! Je lui ai dit que je n'avais pas prévu de passer par un agent véreux et extorqueur de fonds. Il me répond d'un air narquois "on est au Paraguay, tout peut se passer ici".... il me demande de lui laisser les 20 pesos, et me dit de retourner voir l'agent, que les choses allaient s'arranger.
Je m'exécute, je retourne une 3ème fois voir cet exécrable vieux porc. Inutile de préciser qu'il me demande si j'ai l'argent. Je lui dit que non, je tente cette fois de prendre un ton des plus apitoyé, plaidant ma cause. Mais comme je m'y attendais, rien n'y a fait. Quelques minutes de silence, l'officiel faisant l'affairé, ... entre le chauffeur. Je comprends qu'il vaut mieux que je sorte. Je retourne donc du côté du bus, où tout le monde est embarqué,... on n'attend plus que moi. Je commence à m'impatienter et à jurer comme un charretier. Après 10 minutes, sort enfin le chauffeur avec mon passeport.
-" Voila, c'est tamponné, allez, montez et on y va"... me dit-il d'un air autosatisfait.
Cela dit, pour le coup, le soulagement était total, j'aurais été bien prêt à lui donner encore 20 autres pesos pour le remercier si il me restait un sous dans le porte-monnaie.
Avec encore beaucoup de retard, le voyage s'est terminé sans trop d'encombres. J'ai tenté vainement de joindre Cécilia et Augustin, craignant que la douane ne veuille leur faire débourser des sommes astronomiques. Heureusement, ils ont pu négocier eux aussi, mais ont quand même du payer 30€ pour les deux.
Vive le Paraguay !!!
September 09 Nothing Important Happened Today IIEffectivement, loin de chercher une excuse, je dois quand même avouer que j'ai particulièrement été négligent (et toc !!) avec ce... bleug dernièrement. Il faut bien dire que j'ai été plutôt occupé. Pour faire bref, et même si je ne goûte que peu finalement au "racontage" de life, je vais tâcher de me livrer à cet exercice.
Je suis donc en stage au sein de la Mission Economique de Buenos Aires, bras armé en quelques sorte de l'ambassade et des services diplomatiques. Les locaux sont situés au 17ème étage d'un gratte-ciel rond, surnommé "le rulero"... le bigoudi.
Chaque matin donc, ... quand mes yeux s'ouvrent péniblement aux sons du portable vibrant, je me lève, et me hâte lentement pour me diriger vers ce building. Pour embaucher à 9h30... je pars généralement en courant à 9h10... je salue au passage le toujours désagréable concierge, dont la désagréabilité n'a d'égale que la panse obèse qu'il exhibe - à son corps défendant quand même - chaque matin, au sortir de l'immeuble.
D'un pas alerte et rapide, je me dirigie vers la première boulangerie à l'angle... ceux sont des "djeuns" qui travaillent, ils sont, là aussi, tous plus désagréable les uns que les autres. Il faut croire que les argentins n'ont pas le sens du client. Je le pensais en tout cas au début, j'en ai la certitude à présent. Bon, je ne vais pas m'éterniser sur ce thème.J'achète pour moins de un peso, trois viennoiseries généralement dégoulinantes de sucre.
Je reprend le chemin du labeur, toujours très frais et disponible, en tachant de ne pas me faire écraser par quelques conducteurs peu enclin à céder une seconde à un passant, pas toujours vigilant. Je traverse le parc "du Libérateur" ... où généralement s'ébatent les dizaines de chiens des non moins nombreux Sans-Domiciles-Fixes que compte la ville. Après quinze minutes, j'arrive enfin au pied du "rulero". Je suis généralement pas très en avance, donc, je m'engouffre très rapidement dans un des ascenseurs pour arriver arriver au 17ème étage, ou commence la grande tournée de claquage de bises. C'est toujours "le" bon moment le matin pour parler du temps qu'il fait, et perdre encore une petite dizaine de minutes en piailleries diverses, et pas toujours variées hélas. Je pose mon équipement sur mon bureau, je vais saluer mon chef et faire le point avec lui sur l'avancement des travaux et sur le supplément de travail qui m'attend aussi :-(
Le café, les viennoiseries, tout en lisant un peu Le Monde et les news, ... je commence à être opérationnel à 10h30 (certes, je ne fais pas honneur à l'excellente productivité horaire des travailleurs français, number one en la matière, et qui nous permet de travailler moins en étant, globalement, toujours compétitif...bref). Quelques pauses plus tard, et me voila déjà à 13h30... heure du déjeuner of course, ou là, la variabilité de l'endroit choisi, de la nourriture ingurgitée et du temps passé sont généralement proportionnels au nombre et à la qualité des personnes avec qui se réalise ledit déjeuner. Je ne m'attarderai pas sur ce moment d'une banalité finalement très inintéressante.L'après-midi se déroule dans la même joie et bonne humeur de tous les instants, ou quelques franches déconnades entre collègues de boulot ne sont jamais à exclure (ie: coups de fils depuis le bureau du "chef" en son absence pour donner une "petite" frayeur au receveur dudit coup de fil quand il voit apparaître le nom du "chef" sur l'écran de son téléphone,...)
Le travail c'est la santé, il ne faut pas en abuser...
Etant donné mon emploi du temps HYPERchargé :o) ... il n'est pas rare que je doive quitter le lieu de travail sur le coup des 18 heures, notamment les lundi, mercredi et vendredi, pour "sauter" dans le 130 (littéralement car les chauffeurs de bus ayant souvent tendance à éviter des arrêts nets pouvant les retarder... ) en direction de Puerto Madero ou se trouve l'illustrissime Université Catholique de Buenos Aires (Nuestra Señora del Buen Aire) afin de suivre quelques menus de cours de finance. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, et ce malgré les petites photos de feu JP2 qui jalonnent les couloirs, ainsi que les salles de cours largement agrémentées de crucifix en bois, l'ambiance n'est pas tellement au prêche et au prosélytisme. Cela s'expliquant aussi par la population du lieu; en bonne faculté catholique, elle est payante, et très chère, interdisant par la même son accès à environ 95% des argentins (n'est-ce finalement pas le but de toute institution se voulant élitiste) mais également à des gens d'une autre confession (l'oecuménisme et la discrimination positive étant des concepts manifestement peu intélligibles pour nos prélats argentins). Et donc, il n'y a pas de pollution par l'odieuse plèbe qui grouille partout et la population est globalement acquise à la cause catholique. Acquisition de façade au demeurant, car les "djeuns" branchés, chic et toc, sociologiquement joueurs de golf, de polo, amateurs de "garden parties intimes à 150 personnes", "united colors" et plus "nordaméricanophile" que n'importe quelle autre "élite", ne sont jamais les derniers pour s'envoyer des rails de coke de la meilleure sélection dans les toilettes des boîtes branchouilles, et à développer des comportements, au moins peu catholiques, ... sinon franchements décadents.
Charité bien ordonnée commence par soi-même, nos bien aimés ecclésiastes devraient faire le ménage. Ils ont certainement davantage à faire dans leur paroisse qu'à l'extérieur.
Bref, j'arrive donc sur les coups biens sentis des 18h30 (autrement dit 18h45) pour retrouver dans la joie et la bonne humeur mes "camarades de classe" ... qui ne sont que l'évolution a posteriori des "djeuns" décrit précédemment. A savoir que, en master de finance, la moyenne d'age est de 33 ans.
Je retrouve généralement les mêmes personnes, que je peux qualifier d'amis. Des gens très brillants et un peu hors de la norme "Uni Catho" ce qui tombe bien puisque je n'entre que peu dans ladite norme.Le plus difficile dans ces moments là étant de se mettre en mode "on"... et d'appréhender quelque chose à l'embrouillamini des professeurs nous expliquant dans spanglish échevelé tous les bienfaits que pouvait avoir la méthode d'évaluation financière d'une entreprise par le biais de la détermination du "coût moyen pondéré du capital" ... Comme de bien accoutumé, j'arrive à tirer mon épingle du jeu pour la partie conceptuelle... mais dès que nous arrivons sur le terrain de l'application mathématique concrète.................... je me dis que faire des barbe-à-papa au cours des fêtes foraines n'est pas une aspiration aussi idiote qu'elle n'y parait de prime abord :o).
Sur le coup des 20h15... une pause s'impose... le café et les viennoiseries nous attendent (faut pas déconner non plus !!!), un flegmatisme accentué entraîne généralement des débordements sur le temps imparti pour se détendre... une bonne demi heure plus tard, nous reprenons généralement dans la moindre grande joie et allégresse possible; le chemin de la classe.
21h30; nos esprits fatigués et passablement noyés sous les flots d'information à retenir...enfin le mien surtout, nous quittons le campus, ... jurant mais un peu tard, que l'on nous y prendrais plus... bon ça va, "humour" :-/ .La proximité du métro étant toujours une bonne excuse pour éviter de rentrer à pied, je complète donc brillamment le magnifique crédo "métro-boulot-dodo"... puisqu'après être rentré chez moi, avoir mangé un bout de pizza dans les coins et m'être "collé" d'une façon que beaucoup jugeront "addictive" ... sur msn, je m'en vais rejoindre Morphée dans mon lit, non sans avoir auparavant lu un peu... généralement des choses sans très grand intérêt d'ailleurs, mais, on ne peut hélas pas être tout le temps en train de lire des écrits passionnants. 1h30/ 2 heures... extinction des feux.
8h15.......... cf plus haut.
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